Acceptation

L'acceptation est une attitude fondamentale dans le counseling. Communiquer son acceptation implique que toutes les attitudes et les comportements verbaux et non verbaux du praticien indiquent à la personne que quelqu'un est en train d'essayer de la comprendre, de l'accepter dans sa totalité. L'acceptation est quelquefois plus importante que la compréhension. La personne a avant tout besoin d'être acceptée comme elle est, comme elle se sent, comme elle dit qu'elle se sent avant de pouvoir explorer le changement. Souvent à l'occasion d'événements comme la maladie, elle découvre que l'acceptation qu'elle croyait acquise de tel ou tel membre de son entourage ne l'était pas réellement. Par exemple, les personnes séropositives ont presque toujours été confrontées au deuil de l'amour inconditionnel de leur entourage. La confrontation au handicap, par les angoisses qu'elle suscite, réduit aussi les capacités d'acceptation de l'entourage qui, ayant des difficultés à se confronter à la souffrance de la personne, se tient à distance.

Comment manifester son  degré d'acceptation ?

Questions à se poser :

Réflexions :

L'image de soi : Elle est constituée par l'ensemble des représentations que la personne se fait d’elle-même. Elle a tel physique, se reconnaît telles qualités et telles capacités. Elle évolue dans telle position et dans un certain nombre de rôles (social, familial, conjugal, etc.). Ainsi structurée, l'image de soi est un point de repère central qui permet à la personne de se situer par rapport aux autres, de contrôler ses états internes et les excitations extérieures. Dans la mesure où l'expérience de la maladie vient contredire la construction de cette image, notamment en s'attaquant à l'image du corps (amaigrissement, perte des capacités physiques, perte du rôle social,...), l'image de soi de la personne malade s'en trouve profondément ébranlée.

L'estime de soi : Elle représente la relation que la personne entretient avec ce qu'elle s'imagine être. Selon son degré d'estime de soi, la personne se sent plus ou moins bien dans sa peau, confiante dans ses capacités et portée à se valoriser. La dépendance entraînée par la maladie est souvent vécue comme un échec ou un aveu d'impuissance qui affectent en retour le niveau d'estime de soi de la personne. Dans la mesure où l'infection à VIH touche des personnes jeunes a l'acmé de leur développement, elles ne sont pas du tout préparées à assumer une limitation de leur indépendance.

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